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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 14:19

petitemain.jpgC'est parti pour un amusant voyage tactile !

Avec cet album aux couleurs acidulés de Martine Perrin, les petites mains des petits loups sont à l'honneur et trouvent un terrain de jeu où s'exercer avec habileté et imagination ... Placer les mains dans la boue, toucher des cailloux ou encore suivre la coquille d'un escargot et bien d'autres surprises agrémentent ce livre-jeu qui éveille le sens des tout-petits. Interactivité, imagination et fous rires sont au rendez-vous au coeur de cette jolie histoire, à jouer et à rejouer.

Dès un an.

 

Petite main, petit pouce
Martine Perrin.
Le Seuil Jeunesse.
32 pages. 12€. ISBN : 978-2-02-108053-7

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 20:27

Amor-Towles-Les-regles-du-jeu.jpg

31 décembre 1937, au coeur du Greenwich village, Katey et Eve, deux tourbillonnantes colocataires, décident de sortir et de s'encanailler en cette vieille de Saint-Sylvestre. Peut-être de charmants garçons leur offriront une agréable compagnie et quelques martinis. Elles rencontrent dans un club de jazz à la mode, Tinker Bell, banquier de son état, plutôt friquet et un brin mal à l'aise en ce lieu. Les trois compères sympathisent et cette nouvelle année bouleversera leur vie. Car si Tinker semble appartenir à cette jeunesse aisée, Katey et Eve aspirent à rejoindre les cercles dorés des privilégiés. Katey, trentenaire et dactylo dans un cabinet d'avocats recherche des jours meilleurs au coeur de ce Wall Street palpitant. Cette soudaine rencontre avec Tinker offre aux deux jeunes femmes l'espoir de se rapprocher des cercles dorés. Katey n'est pas insensible au charme de Tinker, qui apprécie l'humour et l'esprit de cette jeune femme qui cache ses origines modestes derrière cette verve mordante. Eve, quant à elle, brille par sa fantaisie et son spontané. Les deux jeunes femmes savent bien que les règles du jeu du trio changeront. Mais elles n'imaginent pas encore que cela soit si abruptement lors d'un accident de voiture. 1938 modifie la donne, chacun devra faire face à ses fragilités, à ses failles mais aussi à ses mensonges. 

Une ambiance de l'entre-deux-guerres jazzy dans un New York en perpétuel éveil ... Un air de Francis Scott Fitzgerald ? Son évocation poursuit l'auteur et celui-ci n'a pas à rougir de la comparaison, même si celle-ci peut peser sur les épaules d'un écrivain ! Amor Towles ressucite d'une main de maître cette belle époque dans un premier roman rafraîchissant et divertissant. Il mène son intrigue avec progression et efficacité. Les dialogues sont jubilatoires et incisifs, l'ensemble équilibré et les descriptions font appel à tous vos sens. Towles donne également une consistance certaine à ses personnages, riches en complexité et aspirations, dans une ville non moins paradoxale, acceptant le melting-pot mais s'arc-boutant également sur l'appartenance sociale. Décortiquant clles-ci, il offre un portrait cinglant d'une génération qui chercha un sens dans la réussite, quitte à se compromettre, derrière the rules of civility. Et une mention spéciale pour la référence à Thoreau et son Walden ou la vie dans les bois. 

Les Règles du Jeu a été recompensé du Prix Fitzgerald 2012. En espérant que Towles sera confirmé la vivacité et l'énergie de ce premier roman ... Ce que vous pourrez découvrir si vous vous lancez dans la lecture de l'ebook Eve in Hollywood

Les Règles du Jeu.
Amor Towles
Albin Michel.
512 p. 23,20€. ISBN : 9782226239983

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 20:03

book_v_562.jpg" - Quand j'ai levé les yeux ce matin-là et que je t'ai vu sur le sentier, ma première idée, ça a été de venir vers toi pour te donner un bout de pain. Je voulais te poser des questions sur l'Amérique. Il y avait des tas de choses dont on aurait pu parler. Tu aurais pu me parler de chez toi, et moi de chez moi. On aurait pu aller chercher des nids d'oiseaux dans les bois, on aurait ri et discuté ensemble. Et puis une fois qu'on se serait mieux connus, je t'aurais montré une photo de ma fiancée et je t'aurais lu des passages de ses lettres.

Il s'est tu et il m'a regardé.
- Pourquoi est-ce que je n'ai pas fait ce que je voulais faire ? il a demandé lentement ..." 

Le soldat Manuel Burt croise au détour d'un chemin dans les bois, un soldat allemand, accroupi, en train de manger son pain noir. Leurs regards se croisent, ils s'observent ne sachant que faire, l'un tripotant son fusil avant que le second lâche son pain pour saisir son pistolet et que le combat au corps à corps ait lieu. Derrière ce jeune soldat se cache la voix de William March, ou plus exactement celle du soldat William Campbell, son nom civil. Car si William March  est originaire de l'Alabama, il s'engage dans le corps des Marine en juin 1917 alors que la Première Guerre mondiale fait rage. Une fois débarqué en France, il est blessé et il participe avec sa compagnie à de nombreuses batailles, dont celles du Bois de Belleau et de Saint-Mihiel, qui lui valurent trois médailles militaires dont la Croix de Guerre. Trois médailles qui conserveront pour lui un goût amer, celui de la brutalité de cette guerre et des luttes au corps à corps, dont il ressortira profondément marqué, notamment après avoir tué un jeune soldat allemand face auquel il se retrouva soudain.

Véritable roman polyphonique, Compagnie K, nous fait entendre la voix des 113 soldats d'une compagnie, par des instantanés de vie, de leur préparation à leur arrivée en France, de l'enfer des tranchées au retour au pays ou encore d'outre-tombe. Des tranches de vies qu'il mit bout à bout, issues de son expérience de la guerre et des lettres qu'il envoya à sa soeur durant le conflit, sans tomber dans l'autobiographie. Car il y a un peu de lui dans chacun de ces hommes. Que ce soit le soldat Joseph Delaney qui ouvre le bal de ce livre et qui se dit "J'ai enfin fini mon livre, mais est-ce que j'ai accompli ce que j'avais entrepris de faire ?" ou le soldat Manuel Burt. Ces textes fragmentaires sont comme autant de miroirs de l'homme face à l'horreur et l'absurdité de la guerre. Il parle pour eux tous, tous ceux qu'il croisa : qu'ils soient un soldat inconnu mourant et réconforté par l'ennemi, un soldat brimé ou privé de sommeil et constamment sollicité, un soldat priant pour devenir aveugle et quitter cette maudite guerre, planqué, ou encore devant obéir à un ordre cruel et gratuit se rebellant ou s'exécutant ... Tous nous livre leur part d'humanité à travers ces portraits, entamée par la réalité de ce que March appelait "le triomphe de la stupidité sur toute autre chose".

Si William March est méconnu du public français, n'ayant eu jusqu'à présent qu'une nouvelle traduite, Graine de potence, la toute première édition française de Compagnie K met en lumière cet auteur qui reçut force récompenses miliaires et succès littéraire. Premier roman de March paru en 1933, Compagnie K acquit rapidement un retentissement équivalent au renommé "A l'ouest rien de nouveau" de l'Allemand Erich maria Remarque, tous deux partageant non seulement cette volonté de dénoncer les atrocités de la guerre, comme bon nombre d'oeuvres issues de cette littérature d'après-guerre, mais également un style vif, concis, cru et immensément réaliste, ne faisant pas de la guerre une matiére épique mais un instantané de cauchemars, de peurs, de vilenie et d'atrocités. 

Pas de héros en perspective, juste des hommes face à l'inconcevable pensant faire le meilleur choix possible au moment où ils sont amenés à le faire, si encore ils ont le choix, la guerre les aliénant de toute liberté d'agir à leur guise, mais en un seul corps, une seule voix, un pays. Tuer ou se faire tuer. Tuer à la baionnette, au gaz, au pistolet. Se suicider ou se défiler aussi. Pour se sauver. March restaure leur individualité et leur rend hommage en leur laissant la voix, tout en veillant à la force du récit, enchevêtrant les histoires, exacerbant ainsi l'ironie. Ironie de la guerre, mais aussi ironie du mensonge patriotique à travers l'histoire de quatre soldats confronté à une question éthique : obéir et tuer gratuitement ou désobéir et se voir condammer au conseil de guerre ? 

"Pourquoi je refuse pas de faire ça ? je pensais. Pourquoi, on refuse pas tous ? Si on est assez nombreux à refuser, qu'esce qu'ils pourront faire ? ... " Et là, j'ai vu clairement la vérité : "On est aussi des prisonniers : nous sommes tous prisonniers ... Non ! j'ai dit. Je ne le ferai pas !"
"Tout ce en quoi on m'a appris à croire sur la miséricorde, la justice et la vertu est un mensonge, je me disais ... Mais le plus gros mensonge de tous, c'est la phrase "Dieu est amour"

C'est aussi un précieux ouvrage car il est à la fois un des rares témoignages américains sur la Première Guerre mondiale et une oeuvre dénonçant toutes les guerres.

A découvrir dès le 12 septembre.

Compagnie K
William March.
Edition Gallmeister.
288 pages. 23,10€. ISBN : 9782351780688 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:27

230.jpg

Un véritable défi pour la lecture à voix haute ! Ce virelangue touffu et parsemé de pièges nous mène aux confins de la langue et de ses jeux de mots. Nous connaissons pour la plupart l'adage "Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien". Partant de cette terrifiante phrase pour les locuteurs les moins habiles, Bertrand Azimuth divague et virevolte tout au long de cet étonnant album à l'italienne et aux illustrations d'Henri Galeron rappelant les scènes de chasse d'antan. Des fous rires en perspective ... car 

« Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien. Mais un chien aussi ! Mais oui !
Un chien chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chasseur !
Mais est-ce qu’on peut dire qu’un chasseur qui chasse avec son chien ne sait pas chasser ?
Pour ça, il faudrait demander au lapin. Au lapin chassé, pas au lapin chasseur. »

Le Chacheur
Bernard Azimuth. Henri Galeron.
Editions les Grandes Personnes.
16 pages. 15€. ISBN : 978-2-36-193115-5

A voir !

Le site des éditions Les Grandes Personnes
Le site de Bernard Azimuth
Le site d'Henri Galeron
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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 10:00

Meurtres-au-manoir.gifAvec son humour noir qui fait mouche, Willa Marsh compte parmi ces auteurs britanniques à la plume acérée dont la lecture est un délice. Avec Meurtres au manoir, Willa Marsh récidive dans cette veine que ses lecteurs aiment tant. Causticité, intrigue piquante et à suspens, personnages décalés mais miroirs de certaines parts de nous-mêmes, tous ces ingrédients sont au rendez-vous pour un cocktail plein de saveurs placé cette fois-ci sous le signe de l'étrange.

Tout d'abord, nous faisons connaissance avec Clarissa, une jeune londonienne, qui s'ennuie et ne rêve que de rencontrer celui qui fera d'elle une sorte de joyau social qu'envierait toutes ses amies. Car l'envie est au coeur de ce roman, que ce soit l'appétance pour les biens matériels, la réalisation des chimères les plus folles ou encore la faiblesse pour le sexe opposé. Ce portrait ainsi dressé pourrait nous faire redouter une bluette sentimentale avec une jeune godiche écervelée. Mais ce serait sans compter sur Willa Marsh ! Clarissa rencontre effectivement celui qui lui ouvrir les portes de son coeur mais surtout de son manoir, Thomas, jeune veuf quadragénaire, dont feu madame, perpétuellement malade, a rendu sa vie bien morne malgré sa douceur. Aussi lorsque la pétillante jeune femme apporte quelques couleurs à sa vie, il ne tarde pas à l'épouser.

Ce premier round ouvre le bal d'une lutte acharnée pour ce manoir, si attirant et pourtant si étrange. Mais peu importe pour Clarissa que celui-ci soit livré avec deux tantes, charmantes et délicieuses conspiratrices et une jeune fille prête à rentrer dans les ordres et dotée de pouvoirs ésotériques ...  Ambiance bucolique à la campagne ? Le boisé referme des secrets et des rites ancestraux ... Un petit manoir so british pour goûter à la douceur familiale ? Oh oui, d'ailleurs, c'est bien toute la famille, vifs ou morts, qui s'y retrouvent ... Autour de lui se révèlent les aspirations de chacun qui tente de mettre le grappin dessus ! Stratégies aux multiples plans, alliances et trahisons diverses, rites loufoques, mystèrieux breuvages, il devient le lieu d'un véritable échiquier vivant qui aurait pour devise "A manipulateur, manipulateur et demi". Véritable récit à suspense, Willa Marsh garde sa botte secrète bien au chaud, laissant le lecteur se demander pantois, qui pourra bien tirer son épingle de ce jeu de dupe ...

Aux frontières du polar et du fantastique, ce roman très rythmé, au style vif et alerte, vous embarquera pour une séance de lecture non-stop, je vous le recommande chaudement.

Meurtres au manoir.
Willa Marsh.
Editions Autrement. Collection "Littératures".
274 p. 19€. ISBN : 978-2-7467-3046-5

 A voir !

Le site de Willa Marsh
Le site des éditions Autrement 
La critique du Journal d'Amy Wingate

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 21:03

le-livre-qui-fait-aimer-les-livres-francoize-boucher.jpgMême à ceux qui n'aiment pas lire !
Avec un tel titre, pas étonnant que mon regard fut accroché ! Deux bouilles de fille et de garçon prêts à dévorer des livres, tiennent dans leurs mains d'énormes couverts fins prêts à venir à bout du drôlissime exemplaire. La revendication est claire, sans aucun doute : "Pour les zenfants et les zadultes". Je devrais rajouter qu'il n'est pas nécessaire de suivre des doses homéopathiques. Absolument pas ! Car "Françoize" Boucher croque avec humour ce qu'elle nomme "une tonne de raisons vraies ou très très très délirantes de dévorer un max de livres pendant toute ta vie sans grossir". Un programme alléchant ! Le pouvoir magique de ce livre opère de son ouverture avec la découverte du super-héros/auteur et du célèbre Marc Page qui nous suit dans ces aventures. A noter que ce dernier peut être en chômage technique avec un adulte, et se retrouver finalement gardien de trésor, en permettant à ce dernier de partager sa page favorite ! 

Livres ennuyeux, changement de couvertre, séance "happy lecture" (une part de gâteau = un chapitre, ou est-ce plutôt l'inverse ;) fausses pubs et vraies bonnes idées, ce livre réjouira les lecteurs assidus comme les débutants, les hésitants, les décrocheurs, les geeks ou les accros de la TV ! Plein de belles surprises à ne pas dévoiler, il est à partager avidemment !

Le livre qui fait aimer les livres même à ceux qui n'aiment pas lire
Françoise Boucher
Editions Nathan
112 p. 10€. ISBN : 2092532839

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 20:42

cqnVMnqsSYQq5DpL1ig62m-Z7Sg-250x308.jpgEt si un secret de beauté existait même pour les sorcières ? Un poil de magie, une dose d'imagination, Ratatouille la sorcière nourrit de secrets rêves de beauté : blondeur et joli nez ... Rien ne saurait résister à l'envie de la vilaine sorcière ... Sauf que d'accoutumée, il est plus aisé pour une sorcière de transformer une princesse en laideron que l'inverse ... du moins pense-t-on ! Ratatouille ne ménage pas sa peine et compose plusieurs soupes issue de sa gourmande imagination : point de bave de crapaud ou d'yeux de serpents, que des bons légumes, des trucs machins, des machins trucs par-ci, par-là. Mais ces bonnes soupes seront-elles à la hauteur de ses espérances : réduction de croupe ou de nez tordu, c'est d'abord sur ses animaux de compagnie préférés, que Ratatouille testera sa recette ...

Un album passionnant et désopilant ! Décalée à souhaite, cette histoire attachante est fort appréciée des petits gourmands ... et propose une fin loin d'être commune et touchante. A recommander aux petits lecteurs dès 3 ans, car ce classique de la littérature enfantine mérite amplement sa place !

Ah ! les bonnes soupes
Claude Boujon 
Ecole des loisirs.
36 p. 5,80€. ISBN :  2-211-037-26-7 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 23:26

9782234074781-G.jpgAvant d'être un film de Laurent Cantet (Foxfire), Confessions d'un gang de filles est un portait au vitriol de l'Amérique des années 50 de la prodigieuse Joyce Carol Oates. Plaidoyer pour ces jeunes femmes cherchant plus de justice et de liberté, pamphlet contre ces mêmes confréries, dont l'univers se déconnecte inexorablement de la société, qui à vouloir la faire changer et la convaincre de sa bonne cause, ne peut que l'horrifier et en être rejetée.
Car ce que vous trouverez dans ce livre, pêle-mêle (mais dans un désordre bien orchestré, ainsi que le sont les intrigues remuantes de Oates, laissant le lecteur sans répit), c'est une aspiration forte et irrépressible des ces jeunes filles à être aimées pour ce qu'elles sont, certaines abandonnées de leur famille ou isolées, à être respectées que ce soit par les hommes ou par les consoeurs. C'est l'histoire de jeunes femmes qui se choisissent une famille, se choisissent pour soeurs, dans un monde qui leur semble hostile et dans lequel il leur semble nécessaire de rétablir une certaine justice. C'est un monde animé par des idéaux et par le charisme de Margaret, dite Legs, dont le père n'est qu'une ombre depuis le décès de sa femme. Empreinte des idées de liberté et d'égalitarisme, elle édicte la table des lois de Foxfire, où chacune trouvera refuge et se dévouera (jusqu'à la mort ou l'exclusion  s'il le faut). Simples suiveuses ou partisanes déterminées, chacune d'entre elles souhaite se réaliser dans cette nouvelle famille aux membres disparates.  S'illustrant d'abord dans des actes anodins, comme punir un oncle cherchant à négocier sa machine à écrire destinée aux rebuts contre cinq dollars ou une gentillesse, le clan va très vite évoluer aux marges des règles communes, car pour vivre ses rêves ou tout simplement survivre, il faut subvenir à ses besoins ...

Dans son adaptation cinématographique, Laurent Cantet nous propose une interprétation libre et pourtant quasi évangélique du bouleversant roman de Oates, où l'on retrouve une même tension tragique, montant progressivement, taisant avec pudeur le passage à Redbank de Legs pour mieux se focaliser sur ces consoeurs. Cette adaptation est d'une très grande qualité et servie par l'interprétation magistrale de ces jeunes femmes.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 22:24

9782211208000FS-copie-1.gifIci Matthieu Maudet a la cote, la méga cote même. Chaque ouvrage lu fait mouche. Il faut dire que le monsieur sait s'entourer de sympathiques et talentueux conteurs et sait donner des bobines tout à fait attachantes à ces personnages, modelés dans des histoires toujours étonnantes. Le petit dernier est "Le panier", un livre que les enfants peuvent s'approprier dès leurs premières lectures. Qu'est-ce donc que cette histoire de panier ? C'est plutôt l'histoire d'une sorcière, une vraie de vraie, moche, méchante et misanthrope à souhait (les 3 critères en M que se doit de possèder toute sorcière digne de ce nom) ; et qui se lance dans une cuiellette aux champignons dont elle ne ressortira pas indemne : un drôle de panier croise son chemin pluvieux, flanqué d'un bébé hurlant dedans ... Mais que faire lorsque l'on aime rien, ni personne ?

Couronnée au Prix sorcières 2013, cette histoire attachante détourne ce personnage de conte et tel une fable montre combien il peut être difficile de sortir d'accepter d'être changé au contact des autres. Les ombres chinoises de Maudet montre une autre facette de son talent.

Le Panier
texte de Jean Leroy, illustrations de Matthieu Maudet 
Ecole des loisirs. Collection "Mouche".
30 pages. 6,60€. ISBN : 978-2-211-20800-0 

 

A voir !

Le blog de Matthieu Maudet
Le blog de Jean Leroy
Article Une faim d'ogre
Article J'y vais
Article le Moustoc
Article La Mouche qui pète 


 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 20:32

9782278057115FS.gifUn drôle de machin rayé rouge et blanc est parterre. Cela semble tout doux, mais impossible en le retrournant de savoir ce que cela est. Bobo, l'éléphant se dit que c'est surement un bonnet ... Mais cen'est pas l'avis de kiki le crocodile ! "c'est quoi ce machin que tu as sur la tête ?" ... Ainsi se succèdent de courtes historiettes sur ce fameux machin, chacun y allant de son hypothèse et de sa ritournelle, mais qu'est-ce donc ce machin ? Et si la réponse venait de ce petit bonhomme tout nu qui sort de l'eau ?

Une histoire qui peut paraître toute simple, mais à l'humour mordant, faisant de sa lecture à voix haute, un véritable moment de plaisir entre petits et grands. Dès 3 ans. 

Le Machin.
Stéphane Servant, Cécile Bonbon
Edition Didier jeunesse
24 p. 12,50€. ISBN : 9782278057115 

 

A voir !

Le blog de Stéphane Servant
Le blog de Cécile Bonbon 
Le site des éditions Didier Jeunesse 

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